Ce qu'un cachet prouve, et ce qu'il ne prouve pas
Un cachet électronique répond à deux questions, et à deux seulement : d'où vient ce document, et a-t-il changé depuis. Il ne dit pas qui l'a lu, ni qui l'approuve, ni qu'une personne nommée s'y engage.
La distinction n'est pas de vocabulaire, elle est juridique. Le règlement eIDAS sépare le cachet, qui est celui d'une organisation, de la signature, qui est celle d'une personne physique. Là où la loi exige une signature qualifiée, un cachet ne la remplace pas.
Ce qu'il remplace très bien, en revanche, c'est la signature dessinée collée en bas de page. Celle-ci est une image : elle se déplace, se recopie sur un autre document, et ne détecte aucune modification de ce qu'elle est censée valider.
Comment la modification devient détectable
Le cachet est calculé sur le contenu. Une empreinte du fichier est établie, puis chiffrée avec une clé privée que le service est seul à détenir. Changer un octet — un chiffre dans un montant, une lettre dans un nom — produit une empreinte différente, et le cachet cesse de correspondre.
Le document d'origine n'est pas réécrit. Le cachet s'ajoute à la fin du fichier par mise à jour incrémentale : les octets antérieurs restent en place, et un lecteur de PDF sait afficher chaque version successive. Une retouche postérieure au cachet ne se contente donc pas d'échouer à la vérification — elle se voit, et elle se situe dans le temps.
Sceller demande cette clé privée, et une clé privée n'a rien à faire dans un navigateur. C'est le seul motif pour lequel cet outil envoie votre fichier sur nos serveurs, en Europe, plutôt que de travailler sur votre appareil comme la plupart des autres.
Ce que voit celui qui reçoit le document
Le destinataire n'a rien à installer et rien à savoir : les lecteurs de PDF courants affichent l'état du cachet à l'ouverture, et signalent d'eux-mêmes un document qui a bougé depuis.
Notre outil de vérification rend le même constat, signature par signature, sans compte ni inscription. C'est délibéré : refuser à quelqu'un de contrôler un document qu'on lui a remis n'aurait aucun sens.